Institut Jean Nicod

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Presentation

 

Parcours philosophique de l’Institut Jean-Nicod


2016-2017

 

Rattaché au département de philosophie et au département d’études cognitives, l’Institut Jean-Nicod (UMR 8129, CNRS) offre aux élèves et étudiants de l’Ecole un ensemble de cours et de séminaires en philosophie analytique et en philosophie des sciences cognitives. Tous ces cours sont validables aussi bien dans le cadre du Diplôme de l’Ecole, que dans le cadre de deux masters cohabilités par l’ENS : le Master de Philosophie Contemporaine (Philmaster, cohabilité avec l’EHESS) et le Master de Sciences Cognitives (Cogmaster, cohabilité avec Paris 5 et l’EHESS).

Les chercheurs de l’Institut Jean-Nicod assurent également l’encadrement d'élèves et d'étudiants intéressés par la philosophie du langage, de l'esprit, l'utilisation de méthodes expérimentales en philosophie, etc. Sont ainsi proposés des tutorats et des mini-stages (eux aussi validables).  

Contacts : Paul Egre & Michael Murez

 

 

 

Enseignements des philosophes de l'IJN dans le Cogmaster
(validables aussi dans le Philmaster)
Site web du Cogmaster.

 


Introduction à la logique (CO5)
Paul Egré
S1, 4 ECTS, les mercredis de 9h30 à 11h30, salle des Actes, 45 rue d'Ulm, première séance le 28 septembre.

L'objet de ce cours est de fournir une introduction à la logique contemporaine (logique propositionnelle, logique des prédicats). Le cours vise en outre à montrer l'importance de la logique pour la compréhension des notions de vérité, de preuve, et de conséquence logique. Le cours vise aussi à donner quelques perspectives sur les applications de la logique à la psychologie du raisonnement, à l'étude du langage, et à l'élucidation de questions de nature métaphysique. Le cours ne présuppose pas de connaissances particulières mais amènera les étudiants à se familiariser avec le formalisme. Validation: 1 devoir maison toutes les deux semaines environ, 1 examen final.

Renseignements : Paul Egré


Introduction à la philosophie de l'esprit (CO1)
Pierre Jacob
Michael Murez
S1, 4 ECTS
A partir du 28/09, 17h-19h. Salle Ribot, 29 rue d'Ulm.
TD: Mardi 13h-14h30, Salle Ribot, à partir du 4/10.

Ce cours d'introduction à la philosophie de l'esprit abordera d’abord les principales questions ontologiques et épistémologiques soulevées par les relations entre l’esprit d’un individu, son cerveau, son corps et son environnement. Il abordera ensuite les notions classiques d’intentionnalité (c’est-à-dire la capacité de l’esprit de représenter) et de conscience (c’est-à-dire la capacité de l’esprit d’éprouver des expériences subjectives) à la lumière des recherches en sciences cognitives. Enfin, seront traitées quelques unes des questions les plus controversées dans la philosophie de l’esprit contemporaine, notamment l’esprit étendu, la cognition située, la nature de l’introspection, etc.

Renseignements : Pierre Jacob & Michael Murez

 

Introduction aux sciences de la décision (CO8)
Mikaël Cozic
S1, jeudi 17h-19h, Salle Langevin, à partir du 29/09

L'objectif de cet enseignement est d'introduire simultanément aux aspects philosophiques, formels et empiriques de la théorie de la décision, une discipline qui rassemble économistes, philosophes et psychologues. Le cours se divise en deux parties, séparées par une séance d'initiation à la neuroéconomie.

La première partie porte sur la théorie de la décision individuelle. Elle sera largement consacrée à la décision individuelle en incertitude et plus particulièrement à la théorie de référence, la théorie de l'utilité espérée. Nous aborderons le modèle et son axiomatique, nous discuterons des situations qui semblent mettre en défaut ces modèles (comme le paradoxe d'Allais) et présenterons certains des modèles qui ont été proposés en réaction à ces mises en défaut (prospect theory). Cette première partie sera complétée par une initiation à la théorie du choix intertemporel et aux principaux biais découverts par la psychologie et la théorie de la décision expérimentale.

La seconde partie du cours porte sur la théorie des jeux, qui traite des interactions stratégiques entre individus. Les étudiants seront initiés au cadre analytique quelle développe pour étudier les situations et aux principales solutions proposées pour les jeux à information complète (élimination itérée des stratégies dominées, équilibre de Nash pure et mixte, équilibre parfait en sous-jeux). Cette seconde partie s'achèvera par un examen de résultats expérimentaux portant sur quelques jeux importants (jeu du concours de beauté, jeu du mille-pattes, jeu de l'ultimatum et du dictateur).

Pré-requis : Aucun pré-requis en théorie de la décision. Familiarité avec les notations mathématiques ensemblistes et des rudiments de probabilités sont souhaitables, même si des rappels seront faits. Il est souhaitable que les étudiants aient eu un premier contact avec la théorie des probabilités.

Validation : Devoir sur table en 3 heures.

Site web


Les nouveaux problèmes corps / esprit (CA1)
Roberto Casati
Valeria Giardino
Pierre Jacob
S2, 6 ECTS
Horaire indicatif : Jeudi 9h30-12h30

Description : Nées dans les années 1950 de la répudiation du behaviorisme, les sciences cognitives se sont longtemps appuyées sur une conception computationnelle et neurocentrique de l'esprit. Selon cette conception, les processus mentaux sont identifiés à des processus cérébraux, lesquels sont identifiés à des processus computationnels. Depuis une bonne quinzaine d'années, les partisans des conceptions rivales, baptisées tantôt embodied cognition, tantôt extended mind, font valoir que la conception computationelle et neurocentrique de la cognition sous estime gravement la contribution de l'environnement corporel et non corporel du cerveau humain à la résolution des tâches cognitives. Ce cours est consacré à l'examen de ces controverses à la lumière des données expérimentales pertinentes.

Validation :

  • Blog 40% (chaque entrée évaluée sur 3)
  • Participation active en classe 20%
  • Examen sur table 40%

Pour le contrôle continu, chaque étudiant-e doit envoyer au plus tard 24 heures avant le cours une question (= 1000 signes espaces compris) sur l'article du jour. Les questions sur chaque article doivent être postées sur le blog sous forme de commentaire.

Pré-requis : Cours d’introduction à la philosophie de l’esprit fortement souhaité

Renseignements : Valeria Giardino


Logique avancée (CA5)
Jacques Dubucs
S2, 6 ECTS
Horaire indicatif : mardi 9h30-12h30

Au terme du cours, les étudiants auront acquis les connaissances suivantes:

(a) Une carte générale de la logique, de ses méthodes et de ses applications

(b) Des notions précises de théorie de la calculabilité et de la démonstration (machines de Turing, algorithmes, théorèmes d'incomplétude de Gödel) et des rudiments relatifs à la calculabilité "en pratique" (speed-up, complexité)

(c) La sémantique des mondes possibles et son usage pour modéliser des situations et des problèmes: formalisation des attitudes propositionnelles, des situations de connaissance dans les groupes (coopération épistémique, common knowledge, annonces publiques) et des conditionnels contrefactuels

(d) Les approches formelles de la rationalité: panorama des solutions contemporaines à la question de l'omniscience logique, raisonnement en situation d'incertitude (logique et probabilité, continuum des méthodes inductives), conditionnalisation bayésienne, updating et révision, lien avec la théorie de la décision

Bibliographie:

1. Niveau introductif

  • B. Chellas, Modal Logic, Cambridge UP, 1996
  • J. Dubucs, Logiques non classiques, in Mathématiques. Fondements, probabilités, applications, Paris, Albin Michel, 1998, 319-362
  • R. Goldblatt, Logics of Time and Computation, CSLI Lectures Notes, Stanford, 1992

2. Niveau avancé

  • P. Blackburn & alii, Modal Logic, Cambridge UP, 2002
  • F. Fagin & alii, Reasoning About Knowledge, MIT, 1996

Pré-requis : Les étudiants doivent être familiers avec la logique classique du premier ordre (calcul propositionnel, calcul des prédicats, tels par exemple qu'ils ont été enseignés dans CO5).

 

Sens et interprétation (LC2)
François Recanati
Benjamin Spector
Philippe Schlenker
S1, 6 ECTS (3 modules) à partir du 26/09, Salle Ribot.
Horaire indicatif : lundi 13h-16h

Le but général est d’introduire à l’analyse du sens et de la communication en utilisant les ressources de la logique, de la linguistique, de la psychologie et de la philosophie analytique. La distinction sémantique/pragmatique fera l’objet d’une attention particulière, et d’une tentative d’extension à la communication animale.

L’UE est divisée en trois modules:

  1. Niveaux et dimensions du sens (5 séances, Recanati)
  2. Délimitation sémantique/pragmatique : Implicatures scalaires et présuppositions (6 séances Spector, Schlenker)
  3. Sémantique et pragmatique primates (3 séances, Schlenker)

Pré-requis : Pour les modules 2 et 3 : avoir suivi au moins un cours d’introduction à la logique ou une formation équivalente (en cas de doute, voir avec les intervenants).

Validation : Devoir fait à la maison pour le premier module. Contrôle continu pour les autres.

Site web  :
LC2
Benjamin Spector
Philippe Schlenker
François Récanati


 

Sémantique intensive. Approches formelles et expérimentales (CA2)
Emmanuel Chemla
S2, 6 ECTS
Horaire indicatif : jeudi 10-13 (+ TD lundi 9h30-11h)

Ce cours propose une introduction intensive à la sémantique et à la pragmatique dans leurs aspects formels et expérimentaux. Il sera composé de trois modules, dont le premier peut servir d'introduction autonome:

  • Module I - Introduction à la sémantique et à la pragmatique: (1) Implications, Propositions, Implicatures. (2) Pronoms et Quantification sur les individus.
  • Module II - Sémantique intensionnelle: (1) Analyses modales (2) Quantification sur les moments et les mondes possibles (3) Discours indirect et attitudes "de se".

Module III – Aperçu de la recherche actuelle: nouveaux débats autour de la présupposition.

Pré-requis : DEC-B02 ou CO2 ou DEC-B06 ou DEC-B11, ou équivalent, ou autorisation des enseignants.

Site web

 

Sciences de la décision (CA8)
Brian Hill
S1, 6 ECTS
Horaire indicatif : lundi 13h-16h

Le cours rappellera les concepts fondamentaux de la théorie de la décision et de la théorie des jeux, ainsi que certains de leurs résultats classiques, tout en s'approchant de travaux récents, soit théoriques, soit expérimentaux, qui font dialoguer les deux disciplines avec les sciences cognitives d'orientation psychologique et neurologique. La présentation accentuera ces liaisons, que l'économie expérimentale de la décision a rendues manifestes et que la neuroéconomie peut être de nature à renforcer. Elle privilégiera souvent les aspects mathématiques des théories exposées, ce qui favorise un autre rapprochement (avec la modélisation en sciences cognitives). Le cours est destiné à tous les étudiants qui souhaiteraient approfondir leurs bases en sciences de la décision: • soit qu'ils en fassent leur spécialité, • soit qu'ils se donnent le complément théorique dont la neuroéconomie et l'économie comportementale ont besoin, • soit qu'ils lui trouvent un chevauchement suffisant avec d'autres intérêts de recherche (en psychologie du raisonnement, en neuroscience théorique ou computationnelle, en modélisation mathématique, en logique et philosophie des sciences). Le cours mettra en évidence le concept de bayésianisme qui est devenu commun à plusieurs disciplines cognitives. Il est recommandé aux étudiants de l'école HEC directement admis en M2. Des projets de stages et de thèses à l'école HEC s'articulent sur les cours (il convient d'en discuter directement avec les enseignants). Les stages peuvent être menés en cotutelle avec des neuro-scientifiques, des psychologues ou des spécialistes de modélisation qui enseignent dans le master ou à l'extérieur.

Pré-requis : Le cours suppose quelques prérequis en mathématiques générales, approximativement du niveau des concours scientifiques aux écoles de commerce et des concours aux écoles normales supérieures en section de biologie ou de lettres-sciences sociales (BL). Il n'est pas imposé aux étudiants de M2 qui proviennent du M1 d'avoir suivi le cours d'"Introduction aux sciences de la décision" (CO8), même si c’est conseillé. Il est possible à des étudiants de M1 de suivre directement le cours de M2, en s'en ouvrant au responsable principal.

Validation : L'évaluation reposera sur un devoir écrit à la maison, sur des présentations orales synthétiques des articles (préparées en petits groupes), et sur une note de participation.

Site web

 

Enseignements des philosophes de l'IJN dans le Philmaster (validables aussi dans le Cogmaster avec l'accord du tuteur)

Anthropologie, philosophie et neurobiologie des expériences hallucinogènes
Jérôme Dokic
Martin Fortier
Samedi de 13 h à 15 h et de 15 h 20 à 17 h 20 (ENS, amphithéâtre Rataud, 45 rue d'Ulm 75005 Paris), les 15 octobre, 10 décembre 2016 et 7 janvier 2017

Nous commencerons par présenter les principales théories philosophiques contemporaines de la perception et les différentes manières dont elles entendent résoudre le problème posé par l’argument de l’hallucination. Nous tenterons de montrer que ces théories s’avèrent insatisfaisantes en ce qu’elles oublient un ingrédient essentiel des expériences hallucinatoires : le fait que les hallucinations possèdent un sens de réalité variable (quand on les éprouve, on a l’impression qu’elles sont plus ou moins réelles). Par ailleurs, ces théories classiques restent limitées par le fait qu’elles s’en tiennent le plus souvent à l’étude de cas hallucinatoires qui ne sont que de pures expériences de pensée et négligent les expériences hallucinatoires réellement éprouvées par les gens. (lire la suite)

Renseignements : Martin Fortier

Atelier de philosophie expérimentale
Brent Strickland
S1 et S2, 4 ECTS par semestre
Horaire indicatif : Vendredi 10-11h30

Le but de ce séminaire est d'introduire les étudiants, postdocs ou chercheurs intéressés à la philosophie expérimentale (ou "Xphi"), un domaine émergent à l'interface entre la philosophie, la psychologie, et la linguistique. La philosophie expérimentale applique des méthodes empiriques (typiquement des expériences menées par internet) à l'étude de questions ayant un intérêt philosophique, telles que la morale, la perception, le langage, ou le raisonnement scientifique.

Les participants pourront créer et exécuter leurs propres expériences, et recevront des retours sur leurs idées et leurs travaux. L'atelier s'adresse aux étudiants et chercheurs de tous niveaux, de divers domaines, notamment : l'informatique, la philosophie, la psychologie, la linguistique, l'anthropologie, et la sociologie.

Renseignements : Brent Strickland


Débats actuels en philosophie du langage
Stacie Friend (Birbeck, Université de Londres)
Manuel Garcia-Carpintero (Université de Barcelone)
Aidan Gray (Université d'Illinois à Chicago)
Robin Jeshion (Université de Californie du Sud)
François Recanati
S2, 6 ECTS

Le séminaire sera consacré cette année aux travaux de quatre professeurs invités et portera principalement sur les thèmes suivants :

  • l’assertion et ses normes
  • la sémantique des noms propres
  • la nature de la fiction
  • la sémantique « relationniste »
  • les termes d’offense et les expressions péjoratives
  • la généricité

Les professeurs invités présenteront leurs travaux en anglais et c'est dans cette langue aussi que, sauf exception, aura lieu la discussion. Des séances d'accompagnement avec travaux dirigés seront assurés par Michael Murez pour les mastériens souhaitant valider l'UE,

Pré-requis : niveau M2 minimum, familiarité avec la philosophie analytique et bonne connaissance de l'anglais requises.

Renseignements : François Recanati ou Michael Murez

 

Épistémologie sociale : les passions sociales
Gloria Origgi
6 ECTS
Lundi de 13 h à 15 h (salle 3, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 3 octobre 2016 au 16 janvier 2017.

Une thèse très répandue dans les sciences sociales (cf. Hirschman, 1977) voit la modernité ancrée dans la canalisation des passions par la raison, censée s’imposer de plus en plus dans la prise en compte des normes universelles et dans la prédominance de l’intérêt dans la réglementation des interactions humaines. La résurgence des passions dans les conflits contemporains, le rôle des valeurs symboliques dans le débat public et dans la mobilisation sociale, mettent en question cette thèse. Il semble difficile aujourd’hui de comprendre les motivations de l’action sociale sans référence aux passions. Pourtant, les passions, si bien analysées dans leur genèse dans la pensée philosophique classique (cf. Moreau, 2003, 2006), ne font pas l’objet d’une étude systématique dans les sciences sociales et dans la philosophie morale contemporaine. Leur rôle en tant que “mobile” de l’action sociale semble mis en question par la sémantique même du mot “passion” qui renvoie à quelque chose de subi et non pas à une action intentionnelle (cf. Auerbach 1941). La littérature ancienne en effet, d’Aristote à Sénèque, se concentre sur l’usage  des passions, sur ce que nous pouvons faire avec elles, au lieu de les lire comme des mobiles de l’action. Ce séminaire interroge le savoir contemporain en sciences sociales, cognitives et en philosophie pour comprendre le rôle des passions en tant que mobiles de l’action sociale et politique et essaie d’articuler les causes et les effets des passions avec les théories contemporaines de l’action collective.

Détail des séances :

  • Introduction : Passion et intérêt
  • De l’usage des passions chez les anciens à la géométrie des passions chez les modernes 
  • L’honneur, la réputation
  • L’humiliation
  • La honte
  • Le ressentiment
  • L’altruisme
  • L’excellence
  • La colère
  • L’indignation
  • Présentations des étudiants
  • Présentations des étudiants

Des textes seront distribués à chaque séance. 

  • E. Auerbach (1941) “Passio als Leidenschaft”
  • J. Elster (2011) Passion, raison et délibération, Ed. Michelin. 
  • A.O. Hirschman (1977) The Passions and the Interests, Princeton UP.
  • P.F. Moreau (2003) (dir) Les passions antiques et médiévales, PUF
  • P.F. Moreau (2006) (dir) Les passions à l’âge classique, PUF

Pré-requis : ouvert M1 et M2, connaissance de l'anglais requise.

Validation : une présentation orale en classe et un écrit final de 2500 mots.

Renseignements : Gloria Origgi


Esthétique cognitive : émotions, sentiments et valeurs II
Jérôme Dokic
Mardi, 9-11h
A l’ EHESS, salle 5, 105 bd Raspail, 75006 Paris, du 25 octobre 2016 au 31 janvier 2017
S1, 6 ECTS

Ce séminaire prolonge celui de l'an dernier, mais il peut être suivi indépendamment. Nous nous demanderons s’il existe une expérience intrinsèquement esthétique, et comment il convient d’en rendre compte du point de vue de la philosophie de l’esprit et des sciences cognitives. L’expérience esthétique est-elle une forme de perception, d’émotion, ou les deux à la fois ? Révèle-t-elle des valeurs, esthétiques ou non, et si c’est le cas, est-ce au niveau de ce qu’elle présente ou du mode psychologique ou intentionnel dont elle relève ? La thèse que nous explorerons dans le séminaire est que la relation entre l’expérience et les valeurs esthétiques est plus ténue qu’il n’y paraît, et que la nature esthétique de l’expérience en question dépend essentiellement du contexte. Cette thèse, qui rapproche l’expérience esthétique de ce que les psychologues appellent une expérience métacognitive, est conciliable avec le réalisme des valeurs esthétiques. Nous tâcherons de dégager la nature des paramètres contextuels pertinents, en nous demandant s’ils concernent l’individu seulement ou également son environnement social. La relation entre l’expérience esthétique et l’appréhension de soi-même dans le monde naturel et social sera également abordée.

Site web : http://j.dokic.free.fr/philo/sems.html

Renseignements : Jérôme Dokic

 

Frege: Les Fondements de l'Arithmétique
Paul Egré
S1, 6 ECTS
Première séance le jeudi 29 septembre. Jeudi, 10h30-12h30, salle Cavaillès. Calendrier prévu des séances: 29 septembre, 20 octobre, 3 novembre, 1er décembre, 15 décembre, 12 janvier.

L'objet de ce cours sera de donner une présentation de l'ouvrage de Frege *les Fondements de l'Arithmétique*, paru en 1884, et l'un des textes fondateurs de la philosophie analytique. Il s'agira de comprendre et d'élucider la conception frégéenne des nombres, mais aussi de donner accès à d'autres aspects de l'oeuvre de Frege ou des auteurs qu'il discute, susceptibles d'éclairer le texte.

Renseignements : Paul Egré


Introduction à la philosophie analytique
Pierre Jacob & Michael Murez
Salle 235 C, ENS, 29, rue d'Ulm (sauf la première séance le 27/09 en salle Assia Djebar et 15/11 en salle Weil au 45, rue d'Ulm)
Mardi 10-12h.
S1, 6 ECTS

La philosophie analytique est née de la révolution logique accomplie entre autres par les philosophes Frege et Russell au début du vingtième siècle. Elle se caractérise non par des thèses mais par des arguments paradigmatiques. L’objectif de ce cours est d’introduire aux concepts et distinctions conceptuelles de base indispensables à la compréhension de n’importe quel secteur spécialisé de la philosophie analytique contemporaine : la philosophie du langage, la philosophie des mathématiques, la philosophie des sciences, la philosophie de la connaissance, la philosophie de l’esprit, la philosophie de l’action, la philosophie morale et ainsi de suite.

1. Qu’est-ce que l’intentionnalité ?
- (définition et thèse de Brentano/philosophie du langage et de l’esprit)

2. Y a-t-il des objets qui n’existent pas ?
- (la théorie russellienne des descriptions définies, la controverse Meinong/Russell/logique philosophique)  

3. Comment un énoncé d’identité peut-il être vrai et informatif ?
- (la distinction sens/référence, Frege/philosophie du langage)

4. La théorie vérificationniste de la signification cognitive
- (philosophie des sciences, Carnap, Hempel, Ayer)

5. La distinction entre propositions analytiques et synthétiques
- (philosophie de la logique et des sciences, Wittgenstein-Carnap/Quine-Putnam)

6. La critique de l’induction et la réfutabilité des propositions scientifiques
- (philosophie des sciences, Popper-Carnap)

7. Que signifie le prédicat « vrai » et à quoi sert-il ?
- (la distinction tarskienne entre langage et métalangage ; ascension métalinguistique, Quine)

8. Les niveaux de sens : Sémantique et pragmatique
- (Grice et la philosophie du langage ordinaire)

9. Expliquer, prédire et comprendre
- (dualisme et monisme méthodologique en philosophie des sciences, Dilthey-Collingwood/Carnap-Hempel)

10. La distinction entre croire et savoir
- (les contre-exemples de Gettier à la distinction traditionnelle entre croire et savoir, la controverse entre internalisme et externalisme en philosophie de la connaissance)  

11. Le problème ontologique corps/esprit
- (le fonctionnalisme peut-il surmonter la controverse entre le dualisme ontologique et le matérialisme Putnam/Fodor ?) 

12. La perception
- (l’expérience perceptive est-elle réductible au jugement ? La controverse Dretske/Dennett)

13. L’action
- (la critique de la conception behavioriste de l’action et le rôle des intentions dans la distinction entre mouvements et action, Davidson)

Un TD/groupe de lecture sera proposé en accompagnement du cours (horaires/lieux à déterminer).

Renseignements : Pierre Jacob & Michael Murez


Introduction aux nouvelles théories du temps : objets, fragments, aspects
Muriel Cahen
Frédéric Nef
Xiyin Zhou
6 ECTS
Mercredi après-midi, du 22 février au 31 mai

Ce séminaire sera consacré à des approches récentes en philosophie du temps. On privilégiera les axes suivants de recherche :

  • l’individuation des parties temporelles, c’est-à-dire les relations entre les objets quadridimensionnels et leurs parties dans un contexte temporel. Les idées de Mark Heller et Peter van Inwagen seront analysées en détail. (Muriel Cahen)
  • La portée des travaux récents sur le fragmentalisme temporel,initiés par Kit Fine, qui mettent en cause le holisme temporel. Muriel Cahen et Frédéric Nef confronteront leur évaluation du fragmentalisme qui a le mérite de battre en brèche certains présupposés de notre intuition du temps.
  • La réévaluation des approches sémantiques dans le contexte des nouvelles recherches sur le temps, influencées à la fois par la physique relativiste, l’ontologie métaphysique (à distinguer de l’ontologie formelle) et le débat sur les séries A et B de McTaggart. On a pu critiquer la projection de connaissances physiques sur le temps vers la métaphysique du temps et on a même pu préférer un certain scepticisme modéré à un scientisme physique ou mathématique. On a discutera de la place et de la portée des travaux sémantiques, notamment sur l’aspect dans le contexte des nouvelles théories du temps. (Frédéric Nef)
  • L’approfondissement de l’interprétation de théories philosophiquesalternatives, issues notamment de la lecture deleuziennedes ontologiesstoïciennes (événements), spinozistes (éternité) et kantiennes (synthèses). Xiyin Zhou sera en charge de cette partie qui a pour but de tracer des ponts entre les nouvelles théories et la philosophie plus classique. Les questions posées dans cette partie seront notamment : comment un présent est possible ? que veut dire que le présent passe ? qu’est-ce qu’un futur ? Ces questions croisent la problématique du présentisme, centrale dans les nouvelles théories du temps.

Ce séminaire comportera une série de trois séances introductives, portant notamment sur les concepts fondamentaux (séries A et B de Mc Taggart, présentisme et éternitalisme, quadridimensionnalisme, logique du temps et sémantique etc.). Un exposé de Vincent Grandjean (Neuchâtel-Eidos) sur les futurs contingents est prévu.

Renseignements : Frédéric Nef 


Introduction aux sciences humaines cognitives
Nicolas Baumard
6 ECTS

L'objectif de ce cours est de présenter les travaux récents utilisant les approches cognitives en sciences humaines : anthropologie, économie, sociologie, histoire, études littéraires, histoire de l'art. Pour chaque séance, le cours partira d'une question classique de la discipline et s'appuiera sur un ou deux articles pour étudier comment les approches cognitives renouvèlent et complémentent les travaux existants.

Les étudiants devront lire les articles en avances, et envoyer une page de commentaire pour préparer la discussion du cours. L'évaluation se basera sur la qualité des commentaires, la participation en cours, et la rédaction d'un mini-mémoire sur un thème proposé par l'étudiant et validé par l'enseignant.

Le cours utilisera la plateforme Schoology qui permet de poster des commentaires, de poster du matériel de cours et d'organiser des discussions en lignes autour d'une question

Il est à noter que le cours se concentre les questions de sciences humaines qui ne sont pas traitées dans le Cogmaster (dans les cours sur la prise de décision, l’esthétique, le langage ou les représentations).

Renseignements : Nicolas Baumard


La connaissance sociale
Pascal Engel (CRAL)
Mercredi de 13 h à 15 h (EHESS salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 8 mars 2017 au 31 mai 2017
S2, 6 ECTS

L’épistémologie sociale porte sur les conditions de possibilité de la connaissance sociale. Mais on peut la concevoir au moins de deux façons : ou bien comme une enquête descriptive sur les conditions matérielles et sociales des connaissances collectives sans s’interroger sur leur statut épistémologique, ou bien comme enquête normative sur la nature et la justification des connaissances sociales. C’est du second type d’enquête que l’on s’occupera. On discutera notamment l’épistémologie du témoignage, celle des croyances et de connaissances collectives, la question de la connaissance « étendue » et celle de la connaissance « digitale ».

Bibliographie de base :

Goldman, A. Knowledge in a social world, Oxford University Press 1999.

Pré-requis : Niveau master

Site web : https://sites.google.com/site/pascalengelehessfr/

Renseignements : Pascal Engel

 

La conscience de soi dans tous ses états : corps, action, et perception
Jérôme Dokic
Elisabeth Pacherie
S2, 6 ECTS
Horaire et lieu : Mardi de 9h30 à 11h30, Salle 235 C, Ecole normale supérieure, 29 rue d'Ulm, 75005 Paris.

Dans ce séminaire, nous évoquerons le rôle de la première personne ou du soi dans divers phénomènes mentaux, tels que la perception sensorielle, l’expérience corporelle, la mémoire, l’imagination et l’action. Nous nous demanderons si la relation entre ces phénomènes et le soi est intrinsèque ou extrinsèque, et quel type de soi (minimal, substantiel, implicite, explicite, etc.) est en jeu. Nous poserons aussi la question de la nature de la conscience de soi impliquée (introspective, affective, procédurale, etc.). Pour répondre à ces questions, nous porterons une attention particulière aux données des sciences cognitives actuelles. Il s’agit d’un séminaire de recherche ouvert aux étudiants de M2, qui pourront le valider au niveau semestriel (12 séances de 2h au second semestre).

La question de la mort : inquiétudes et limites de la réflexion philosophique
Frederic Nef
Jean-Marie Schaeffer (CRAL)
Mardi de 17 h à 19 h (EHESS, salle 6, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 28 février 2017 au 30 mai 2017
S2, 6 ECTS

La question de la mort inquiète la pensée dans toutes les civilisations humaines connues. Ceci vaut aussi pour la philosophie occidentale à toutes les époques et quel que soit le contexte culturel, religieux ou non. Point de rencontre ou s'entrechoquent angoisses existentielle et culturelle, énigme ontologique et défi éthique elle force la philosophie à affronter ses propres limites et à se poser la question de comment penser penser ces limites.

Contacts : Frederic Nef, Jean-Marie Schaeffer


Les attitudes épistémiques
Pascal Engel (CRAL)
S2, 6 ECTS
Mardi de 13 h à 15 h (EHESS, salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 7 mars 2017 au 30 mai 2017

On étudiera dans ce séminaire la classe des attitudes épistémiques, et au premier chef les attitudes doxastiques (croyance, jugement, opinion, supposition, doute, conjecture, conviction, attente, etc.). On étudiera aussi la classe des sentiments épistémiques (impression, crainte, surprise, étonnement, etc.). On examinera leur rôle par rapport à la la connaissance, à l’action, à l’imagination, à l’émotion. L’approche sera à la fois descriptive et explicative, mais essentiellement orientée vers les relations de ces attitudes à la justification et à la vérité, et à leurs conditions propres de correction.

Bibliographie indicative :

Textes de Hume, Reid, Peirce, Meinong, Husserl, Russell, Ramsey, Scheler, Wittgenstein, et textes contemporains.

Le séminaire aura lieu de mars à mai. 3 conférences associées à ce séminaire auront lieu en décembre 2016

Site web

Renseignements : Pascal Engel


Les artefacts cognitifs : précurseurs, traces et ombres
Roberto Casati
Jeudi de 13 h à 17 h (EHESS, salle 3, RdC, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris), du 3 novembre 2016 au 15 décembre 2016
S1, 6 ECTS

L'utilisation massive des artefacts cognitifs (une vaste famille d'outils qui modifient certains de nos connaissances en contexte) est une signature de notre espèce et caractérise maints aspects de la culture humaine. Or si un grand nombre d'artefacts cognitifs sont dérivés (la notation musicale nait de l'écriture verbale, les cartes sont redéssinées grâce au GPS, etc.), certains (comme le dessin au trait) semblent être «primitifs», en ce sens que aucun précurseur culturel n'est documenté pour eux, et que postuler un «recyclage sans fin» crée une régression théoriquement insatisfaisante. Mais comment ces artefacts primitifs ont-ils pu voir le jour ? Une hypothèse simple (Kennedy 1975) est qu'ils ont été tout simplement découverts ; certains patterns environnementaux, tels que les traces laissées par une feuille d'arbre sur une pierre, ont prouvé que la perception des contours suffit pour la reconnaissance.

Dans ce séminaire, nous poserons d'abord les jalons d'une théorie des artefacts cognitifs en nous appuyant sur des exemples très variés, de la notation musicale aux cartes pour la navigation, des diagrammes des nœuds aux files d'attente. Nous définirons une méthodologie pour étudier les précurseurs d'artefacts cognitifs : des patterns exemplaires dans l'environnement qui peuvent être recyclés dans le but de créer des outils pour la connaissance. Notre attention se tournera ensuite vers une étude de cas, les ombres portées comme précurseurs d'images – une idée validée par la tradition classique, notamment par le récit de Pline l'Ancien dans la Naturalis Historia. Nous montrerons comme la recherche est fortement contrainte par des facteurs environnementaux et biologiques: une grande partie de l'information contenue dans les ombres, par exemple, n'est pas utilisable par le système visuel, qui d'ailleurs fait appel à une logique propre, parfois surprenante, pour résoudre des problèmes de reconstruction de la scène grâce aux ombres. Étonnamment, les détails de cette logique ont été révélés par le travail de générations de peintres, que nous étudierons en nous appuyant sur un vaste corpus d'images.

Séminaire ouvert à tous, après accord avec l'enseignant.

Niveau requis : M1

Validation : participation active au séminaire ; un rendu (essai, création, projet) à discuter avec l'enseignant.

Renseignements : Roberto Casati
 

Métaphysique analytique
Uriah Kriegel
S2, 6 ECTS
Salle Paul Langevin, 29 rue d’ Ulm, Lundi 14-16 (à partir du 20 février 2017) - Site web

Dans ce cours nous allons lire et discuter dix articles de philosophie analytique concernant la métaphysique des propriétés. Nous allons discuter chaque article d'une façon méthodique, en trois étapes : 1) identification de la thèse principale de l'article ; 2) reconstruction de l'argument central pour cette thèse ; 3) décision si nous acceptons la thèse.

Renseignements : Uriah Kriegel

Pré-requis : Compréhension de textes en anglais.
 

Niveaux et dimensions du sens: introduction à la philosophie du langage
Michael Murez
François Recanati
S1, 6 ECTS
A partir du 26 septembre
4 premières séances en salle Théodule Ribot (anciennement salle Prestige), lundi 13h-16h ; 5 séances suivantes en salle séminaire du DEC, jeudi 10-12h

Ce séminaire introductif, dont les quatre premières séances sont mutualisées avec l’UE LC2 « Sens et interprétation » du Master de sciences cognitives (Cogmaster), portera sur les thèmes suivants :

• Qu’est-ce que la signification ? Trois perspectives — référentielle, cognitive, et pragmatique.

• Sens et référence, intensionalité et hyper-intensionalité. La critique du descriptivisme dans la philosophie du langage contemporaine.

• Indexicalité et dépendance contextuelle : du langage à la pensée.

• Force et contenu. La théorie des actes de parole et la sémantique compositionnelle.

• Implicatures et contenu vériconditionnel. La querelle du contextualisme. Communication et « théorie de l’esprit ».

• Ambiguïté, polysémie, sous-détermination.

Les quatre premières séances, communes avec LC2, auront lieu les lundis de 13h à 16h, à partir du 26 septembre 2016, à l'ENS, 29 rue d'Ulm, en salle Théodule Ribot (voir détail sur le site du Cogmaster). Les cinq séances suivantes, dont le calendrier précis sera annoncé au début du séminaire, auront lieu les jeudis de 10h à 12h à l'Ecole normale supérieure également, en salle séminaire du DEC. Elles consisteront pour une large part en lectures et travaux dirigés sur les thèmes évoqués pendant la première partie du séminaire.

Renseignements : Michael Murez

Normes et valeurs : primauté et différence
Frédéric Nef
Otto Pfersmann
2e et 4e mardis du mois de 17 h à 19 h (EHESS salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 25 octobre 2016 au 14 février 2017
S1, 3 ECTS

Les recherches sur les normes, liées à la réflexion sur les fondements de la logique déontique et à la philosophie du droit (différence entre les énoncés descriptifs et les énoncés normatifs) et celles sur les valeurs, consacrées en grande partie à l’intrinsécalité, ont été conduites de manières relativement séparées. La question notamment de l’inter-traductibilité ou inter-réductibilité éventuelles n’ont pas été suffisamment développées : le déontique et l’axiologique n’ont pas assez été étudiés dans leurs connexions intimes. Or les liens entre les normes et les valeurs sont au cœur du discours évaluatif et les sciences sociales gagneraient à cet effort de précision de ces deux dimensions de la l’action et du raisonnement. C’est dans cette optique que seront développées des discussions sur le caractère premier des unes ou des autres, dans le domaine juridique, moral et cognitif. En effet il sera insisté sur les normes et les valeurs cognitives.

Renseignements : Otto Pfersmann

Philosophie des sciences sociales: problèmes de l'analyse conceptuelle et empirique des croyances collectives
Alban Bouvier
3 ECTS
Jeudi de 13 h à 15 h (salle 6, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 23 mars 2017 au 11 mai 2017

 

Le but de ce séminaire de philosophie des sciences sociales est, cette année, de traiter la question plus particulière de l'analyse des croyances collectives (religieuses, morales, politiques, scientifiques,etc.). On envisagera tant les problèmes que rencontre l'analyse conceptuelle que ceux que rencontre l'analyse empirique (ce qu'on appelle aussi les études de cas)

Programme :

Séance 1 : Modèles descriptifs et explicatifs classiques  de Marx à Evans-Pritchard.

Séance 2: Modèles descriptifs « standards » de la philosophie de l’esprit contemporaine : croyance versus acceptation (L-J. Cohen ; D. Sperber) ; croyance et acceptation individuelles versus  engagement conjoint (M. Gilbert). Confrontations conceptuelles et empiriques.

Séance 3: Modèles descriptifs anthropologiques et sociologiques plus complexes (croyances sur des croyances : J. Elster, T. Kuran) et plus simples (engagement unilatéral : G. Davy, E. Ortigues). Confrontations conceptuelles et empiriques.

Séance 4 : Modèles explicatifs de la sociologie analytique contemporaine  (I): mécanismes conscients et inconscients de formation, de diffusion et de disparition des croyances collectives.

Séance 5 : Modèles explicatifs de la sociologie analytique contemporaine (II).Les raisons de croire et de ne pas croire. Le rôle de l’argumentation et de la rhétorique dans la dynamique des croyances collectives.

Séance 6 : Etude de cas : l’islam contemporain.

Références essentielles du séminaire :

  • Jarvie, I.C. & Zamora-Bonilla, J. (eds), (2011), The Sage Handbook of the Philosophy of Social Sciences, London, Sage Publications.
  • Hedström, P. and Bearman, P. (eds), 2009, The Oxford Handbook of Analytical Sociology, Oxford, Oxford University Press.
  • Cohen, L.J., 1992, Belief and Acceptance
  • Gilbert, M., 2003, Marcher ensemble, Paris, P.U.F ou Gilbert, M., 1989, On Social Facts, Princeton, Princeton University Press.
  • Elster, J., 1990, Psychologie politique, Paris, Ed. Minuit.
  • Khosrokhavar, F. (2002), Les nouveaux martyrs d’Allah, Paris, Flammarion

Pré-requis : a) connaissance de bases solides en philosophie et b) curiosité pour les sciences de l'homme et de la société dans leur diversité.

Pour les étudiants de master : contrôle sur un mini-mémoire.

Renseignements : Alban Bouvier

 

 

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